D’autre part, dans les réserves marines et les cantonnements étudiés, il est constaté une augmentation de 23% de la richesse spécifique, associée à une augmentation de la productivité, en particulier autour des réserves. Les écosystèmes sont alors moins sensibles aux variations et les revenus liés au tourisme s’ajoutent aux bénéfices halieutiques.
Les résultats observés dans ces aires marines protégées suggèrent qu’il est possible de reconquérir une partie de la biodiversité perdue.
Des conséquences à court terme pour la pêche Le travail conclut à une accélération de la perte de biodiversité quand on passe à l’échelle du globe. Selon le modèle statistique, elle pourrait se traduire par une disparition des espèces commerciales d’ici l’année 2048, si rien n’était fait. Cette perte de ressource halieutique pourrait remettre en cause les équilibres économiques locaux et compromettre l’aptitude des populations locales à s’adapter à des modifications importantes de l’environnement marin.
Des arguments pour une meilleure gestion du milieu marin
Trois points forts sont mis en avant par cette étude :
- conservation de la biodiversité et développement économique à long terme sont indissociables ; ils doivent être traités comme des enjeux interdépendants ;
- des niveaux élevés de biodiversité ne sont pas inutiles puisqu’il se traduisent parallèlement par une amélioration des services écosystémiques ;
- l’impact de la biodiversité sur la résistance des écosystèmes et leur aptitude à se reconstituer doit être pris en compte dans l’évaluation de la valeur économique de ces écosystèmes.
"Restaurer la biodiversité marine par une gestion durable des ressources, une maîtrise des pollutions, une protection des habitats essentiels ou la création d’aires marines protégées revient à investir dans la productivité halieutique et la disponibilité des biens que l’océan fournit à l’humanité".
Des conclusionsà replacer dans le contexte de l’Iroise…
Au-delà des polémiques suscitées par la publication de ces chiffres, et en attendant que les scientifiques français en tirent leur propre analyse, ce travail de synthèse a le mérite d’apporter des arguments supplémentaires en faveur de la préservation de la biodiversité marine.
Mais la restauration de cette biodiversité marine n’est pas la seule "voie". Associée aux démarches déjà engagées en matière de gestion des ressources halieutiques par les professionnels et de maîtrise des pollutions, elle contribuera à une gestion durable des écosystèmes marins.
Trois approches complémentaires que l’on retrouve dans les orientations proposées pour l’Iroise.
mise à jour : octobre 2007