Le 20 mai 2011, Olivier et Sylvie, agents du Parc naturel marin d’Iroise, ont embarqué à bord du navire "Albert Lucas" pour étudier les bancs de maërl devant Camaret avec Jacques GRALL, scientifique à l’I.U.E.M à Brest (Institut Universitaire Européen de la mer).
Des prélèvements sont effectués à l’aide d’une benne "Smith-Mcintyre", à 25 m de profondeur. Franck (le mécanicien du bord) et Jacques GRALL mettent la benne à l’eau à l’aide d’une petite grue.
Dès qu’elle est remontée sur le pont, un échantillonnage est prélevé et, immédiatement, Sylvie et Olivier séparent le maërl vivant (de couleur rouge), le maërl mort (de couleur beige) et les autres espèces présentes afin de calculer le pourcentage de maërl vivant.
Le maërl est composé de petites algues rouges calcaires aux formes découpées qui constituent des bancs en eau peu profonde, là où le courant n’est pas trop fort.
3 bancs de maërls sont présents en Iroise : aux Pourceaux dans l’archipel de Molène, en baie de Douarnenez et en baie de Camaret.
Une multitude d’organismes trouve abri et nourriture dans ces bancs (naissains de coquilles St jacques, pétoncles, macroalgues, vers, mollusques). Un banc de maërl est une nourricerie, un habitat important pour la faune marine.
Mais le maërl est très convoité car il est utilisé dans l’agriculture (très riche en magnésium), dans le traitement de l’eau potable, pour la fabrication de produits médicaux et cosmétiques. La France est le seul pays où le maërl est exploité à l’échelle industrielle, et, c’est en Bretagne que l’on trouve les plus grands bancs d’Europe.
L’exploitation intensive du maërl entraîne une destruction du milieu et la disparition de la faune.
Il est donc très important de vérifier l’état de conservation des bancs et de les protéger.
crédits Photos : Agence des aires marines protégées/PNMI/SPI