Le suivi du phytoplancton et du zooplancton en Iroise
Le suivi du plancton ne se fait pas qu’au milieu de la baie de Douarnenez, comme nous l’avons vu précédemment, mais sur toute la zone "Iroise" jusqu’à la limite des 12 milles, limite des eaux territoriales françaises.
Les 5 et 6 mai 2011, Patrick (chargé de mission au Parc naturel marin d’iroise), Mickael et Thérèse (agents techniques au parc marin) et Ludovic (stagiaire) ont effectué, durant ces deux jours, à bord du navire océanographique "Albert Lucas", des recherches à 6 endroits bien précis : prélèvements d’eau de mer, de phytoplancton à l’aide d’une bouteille Niskin, pêche du zooplancton à l’aide du chalut à plancton. Les 2 et 3 mai l’équipe du nord, basée au Conquet, est allée jusqu’à la limite ouest du parc naturel marin, au large d’Ouessant.Ils ont échantilloné 7 stations.
Le premier jour la mer était très mauvaise, il n’était pas facile de travailler ; en revanche, le lendemain la mer s’était calmée et tous les prélèvements prévus ont pu être effectués.
Ludovic et Daniel (le patron du navire) mettent la bouteille Niskin à l’eau pour récupérer l’eau de mer.
Patrick et Ludovic récupèrent , avec un filtre, le phytoplancton contenu dans l’eau.
Puis, dans le petit laboratoire installé sur le bateau, ils font plusieurs manipulations afin de filtrer l’eau, de récupérer la chlorophylle, et de "fixer" le phytoplancton grâce à divers procédés: un produit chimique permet de conserver les cellules dans un bon état pour pouvoir ensuite les observer au microscope.
Tandis que Patrick et Ludovic étaient chargés de récupérer le phytoplancton, Mickael et Thérèse travaillaient à pêcher le zooplancton à l’aide du chalut à plancton.
Une fois le filet remonté il faut bien le rincer à l’eau de mer afin de faire descendre tout le plancton dans le capteur. Mickael rince le filet dans tous les sens.
Le collecteur est remonté à bord,
la couleur du filet montre que la prise est bonne, il y a du plancton.
Thérèse et Franck (le mécanicien du bord) récupèrent tout le plancton contenu dans le collecteur.
Puis le plancton est mis dans des flacons et "fixé" avec du formol, afin qu’il ne s’abîme pas . La couleur du plancton peut varier suivant l’endroit où il est pêché: marron ou verdâtre suivant les espèces qui le composent.
Pourquoi surveiller le plancton?
Le phytoplancton est le poumon de la l’océan car il produit de l’oxygène : c’est le producteur primaire de l’océan comme les plantes sont les producteurs primaires sur la terre. Sa densité détermine la diversité et la richesse du milieu marin. Il joue un rôle important dans tous les domaines de notre vie : qualité d’environnement (oxygène), alimentation (poissons et fruits de mer), bien-être (santé, beauté) .
le zooplancton est le lien entre le phytoplancton et le reste de la chaîne alimentaire dans l’océan. Les poissons, mais aussi les requins pèlerins ou certaines baleines se nourrissent de zooplancton.
Il est donc très important de connaître comment se porte le plancton dans notre océan.
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Crédit photos :
Mickaël Buanic, Thérèse Houël, Patrick Pouline / Agence des aires marines protégées