Le 6 décembre, Patrick (soigneur de mammifères marins d’’Océanopolis), Harmonie (stagiaire à Océanopolis) et Armel (garde-moniteur au Parc naturel marin d’Iroise) ont compté les phoques gris du sud de l’archipel de Molène. C’est sur cette zone que la population est la plus abondante. Une équipe de la réserve naturelle d’iroise a recensé les phoques du nord de l’archipel autour des îles de Banneg et de Balanneg. Une équipe de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage a compté ceux des roches de Portsall.
Tous les mois, lors d’une marée de vive-eau, un comptage général des phoques de la zone nord est effectué. C’est important car cela permet de connaître précisement la population et ses variations. Depuis une dizaines d’années la population a connu une augmentation importante. Ces derniers temps l’accroissement, bien que continu, a tendance à se ralentir.
En fait ce n’est pas la nourriture qui limite l’expansion de la colonie, car les proies favorites des phoques (vieilles, congres, mulets...) sont très abondantes sur la zone. Le facteur limitant est l’accès à des reposoirs abrités des intempéries et peu fréquentés par l’Homme. Les reposoirs sont les rochers où les phoques peuvent s’installer au sec. pour se reposer.
L’archipel de Molène n’est pas un lieu de reproduction pour l’espèce. Les naissances de blanchons (bébés phoques) sont rares. Par contre, c’est un site tranquille, que les animaux recherchent l’hiver pour assurer le renouvellement de leur pelage (la mue), surtout les mâles.
Ainsi en hiver, environ 200 phoques fréquentent la zone nord. Les mâles sont plus nombreux que les femelles. En été on estime la population à environ 70 phoques. A la belle saison ils sont plus dispersés le long des côtes. On peut en voir à l’Ile de Sein et dans la chaussée mais ils sont bien moins nombreux.
Parfois on fait une rencontre inhabituelle. Bien que très rare par chez nous, quelques phoques veaux-marins s’égarent en Iroise.