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Vos questions,
des réponses
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Questions : Posées par les élus, le 11 septembre 2006
1 - Le parc ne devrait-il pas être fait avant tout pour les hommes ?
2 - Quel tourisme?
3 - Que pensent les pêcheurs professionnels du parc?
4 - Pourquoi seulement dix élus au conseil de gestion?
5 - Qualité de l’eau?
6 - Faire du développement durable sans parc marin?
1 - Le parc ne devrait-il pas être fait avant tout pour les hommes ?
Vous parlez souvent de toutes les richesses de l’Iroise, mais pas des hommes. Le parc ne devrait-il pas être fait avant tout pour les hommes ?
Quand on parle de ressource et de pêche, on parle des hommes. La notion de développement durable, est centrée sur les hommes et leurs activités, c’est pour cette raison que la pêche et le tourisme sont deux sujets importants pour le parc. L’Homme est au cœur du projet, nous oublions trop fréquemment qu’il a besoin d’un environnement sain pour vivre et qu’l tire souvent ses ressources de la nature.
2 - Quel tourisme?
N’y a-t-il pas contradiction entre la maîtrise de la fréquentation touristique et la création de labels qui vont attirer davantage de monde ?
Le but du parc n’est pas d’augmenter le tourisme à tout prix, mais de favoriser une certaine forme de tourisme. Un tourisme qui favorise la découverte du milieu naturel et du patrimoine maritime en général, qui respecte les habitants et les milieux, et qui contribue au développement d’activités économiques et de loisir au profit des habitants. Privilégier ce tourisme " durable" , en le valorisant par des labels, c’est faciliter la recherche de cet équilibre.
3 - Que pensent les pêcheurs professionnels du parc?
Que pensent les pêcheurs professionnels du parc marin ; beaucoup de comités locaux des pêches ne sont pas d’accord avec le comité régional des pêches.
Les responsables des comités locaux ont compris l’intérêt d’un tel projet. Ils sont tous venus peu à peu travailler dans cette optique. "Si on veut que la pêche perdure et que les hommes soient pris en compte, il faut tout mettre en œuvre pour mobiliser les énergies". C’est pour cette raison que le comité régional s’est très vite intéressé au projet et a participé de manière constructive à son élaboration. Audierne s’est battu pour les langoustes, Brest pour les algues, Molène pour une pêcherie d’ormeaux et Douarnenez pour la pêche à pied. Avant que le parc ne soit fait, il a déjà mis en place quelques atouts qui montrent ce qui peut se faire concrètement avec le parc.
4 - Pourquoi seulement dix élus au conseil de gestion?
Pourquoi seulement dix élus au conseil de gestion ?
La taille du conseil de gestion ne doit pas être trop importante pour fonctionner : il y aura dix élus pour 44 sièges au conseil. Contrairement au PNRA dont le syndicat mixte n’est constitué que d’élus, le parc marin a vocation à associer aussi les usagers et les diverses organisations concernées. L’objectif est bien de constituer un lieu d’échange et de concertation ouvert, sur lequel l’Etat, seul responsable en mer, pourra s’appuyer pour prendre des décisions plus pertinentes concernant l’environnement marin. Lors de la réflexion sur le conseil de gestion, la préoccupation principale a été que l’Etat ne soit pas majoritaire. Et ce qui paraît évident est que la présidence ne sera pas confiée à l’Etat.
5 - Qualité de l’eau?

Par rapport aux pollutions terrestres et aux nitrates, est-ce que les communes auront un soutien pour améliorer la qualité des eaux de baignade ? La réduction des pollutions terrestres fait partie des axes de travail du parc. C’est le conseil de gestion qui décidera de mener ou de financer des actions, à conditions qu’elles fassent partie des orientations de gestion. Il y aura des financements pour participer à des actions allant dans le sens de la réduction des pollutions comme, par exemple, la restauration de zones humides. Il est cependant difficilement envisageable que le conseil de gestion décide de participer à la mise en place d’installations très lourdes.
Nous souhaitons des actions sur les algues vertes et les dynophysis, en baie de Douarnenez en particulier. Les études de l’Ifremer, c’est bien, mais on veut des actions concrètes, pas de l’information. Il faut agir pour conserver la pêche à pied. Le parc travaillera sur la réduction des pollutions, avec les structures terrestres qui sont en amont. Et il n’est pas question d’interdire la pêche à pied. Il s’agit d’agir avant que la pêche à pied ne disparaisse toute seule, non pas à cause des interdictions, mais faute de coquillages à récolter.
6 - Faire du développement durable sans parc marin?

Il existe déjà un Parc régional et une réserve de biosphère. L’Etat pourrait faire du développement durable sans parc, puisque le patron de la mer, c’est le préfet maritime...on ne voit pas l’utilité de ce parc.
Les limites du Parc Naturel Régional d'Armorique en mer ont en effet, été entérinées par l’Etat en 1997, tout comme le soutien qu’il devait apporter à la création du parc marin, qui est mentionné dans sa charte. Le président de la Fédération des Parcs naturels régionaux a écrit que la superposition des Parcs n’était pas souhaitable Le parc marin appréciera le travail que fait et fera le PNRA sur l’estran, et les actions qu’il a engagées et engagera en lien avec la mer. Une convention de partenariat pourra conforter tout cela. Et pour la 2eme partie, ... L’Etat souhaite effectivement faire du développement durable, mais l’expérience montre que pour s’engager dans une telle démarche associant préoccupations économiques, sociales et environnementales, la réglementation n’est pas efficace Il faut y associer les différents partenaires dans une logique transversale ; c’est l’objectif du parc.
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